Intégrez vos réflexes pour mieux vous déployer

  • « Je ne tiens pas en place ! », 
  • «Je suis incapable de me concentrer»,
  • «Je suis hyperactif »,  
  • « Je suis dyslexique et dysorthographique »,
  • « J’ai un trouble de l’attention »,
  • « n’importe quel bruit m’agresse »,
  • « J’ai mal à la main en écrivant et je n’arrive pas à bien tenir mon stylo », 
  • « Je n’arrête pas de tomber »,
  • « Je suis super maladroite »,
  • « les étiquettes des vêtements me rendent dingue »,
  • « Je suis timide »,  
  • « Je manque de confiance en moi »,
  • « J’ai du mal à me faire des amis »,
  • « J’ai peur de beaucoup de choses »,
  • « Je suis tout le temps anxieuse »,
  • « Je perds mes moyens pendant les examens même si je connais mes leçons sur le bout des doigts »,
  • « Je n’arrive pas gérer mon stress ». 

Si l’une de ces phrases pourrait décrire votre enfant, l’un de vos proches ou vous-même, c’est peut-être qu’un réflexe archaïque est resté actif !

Les réflexes archaïques, c’est quoi ?

Les réflexes archaïques sont des mouvements automatiques, involontaires que l’on observe chez le nouveau-né en réaction à des stimuli sensoriels spécifiques. Les mamans se souviendront peut-être du moment où un pédiatre a testé certains de ces réflexes chez leur nouveau-né.

Ces réflexes sont, en quelque sorte, des programmes de la nature avec lesquels nous naissons et qui nous permettent de nous développer et nous adapter. Ils émergent pour la majeure partie in-utéro, se développent à la naissance et s’intègrent durant les première années de l’enfant.

L’intégration progressive de ces réflexes va contribuer à la construction neurologique du cerveau et ainsi au bon développement moteur, émotionnel et cognitif du nourrisson, de l’enfant et de l’adulte.

Lorsque toutes ces étapes ont lieu comme la nature l’a prévu, l’enfant peut accéder à un état de sécurité intérieure, développer sa résistance au stress et sa capacité d’adaptation. C’est ainsi qu’il va pouvoir renforcer sa confiance, sa capacité à prendre sa place et développer progressivement ses interactions sur le plan social.

Malheureusement, parfois certains réflexes ne se développent pas, ne s’intègrent pas complètement ou réapparaissent suite à des traumatismes physiques ou émotionnels vécus pendant la grossesse, la naissance, ou à tout moment de la vie. Malheureusement aussi, la plupart du temps ces réflexes ne sont testés qu’à la naissance ou au cours du premier mois, puis la médecine s’en désintéresse totalement. Les parents ne peuvent donc pas se douter qu’il y aurait là une piste à creuser.

Or lorsqu’un réflexe est toujours actif, des mécanismes de compensation se mettent en place et les troubles apparaissent : troubles d’apprentissage, de la coordination, difficultés comportementales et émotionnelles ou encore troubles posturaux (voir ci-après une liste plus approfondie des troubles potentiels associés).

Qu’est-ce qui fait qu’un réflexe archaïque reste actif ou réapparaît? Les causes peuvent être diverses : stress de la mère pendant la grossesse, accouchement provoqué et surmédicalisé, césarienne, forceps, cordon autour du cou, enfant n’ayant pas rampé ou fait de 4 pattes, mais aussi vie scolaire de l’enfant, vie personnelle, relationnelle, professionnelle de l’adulte, catastrophes naturelles, accidents et traumatismes physiques ou émotionnels, paralysie cérébrale, AVC, etc.

En quoi consiste une séance sur les réflexes archaïques ?

 Les séances que je propose  permettent de progressivement (re)construire les bases des réflexes archaïques grâce à un programme de mouvements spécifiques et de stimulations sensorielles (tactile, proprioceptive, vestibulaire, visuelle et auditive). Ce sont des techniques douces, non invasives et respectueuses de l’enfant et de l’adulte.

Lors d’une séance, je vais d’abord évaluer l’intégration d’une série de réflexes archaïques. Puis je vais proposer des mouvements rythmiques (passifs ou actifs) et des pressions isométriques adaptés en fonction du réflexe à travailler.

Les mouvements rythmiques sont des mouvements simples, réguliers, sans effort, coordonnés, fluides, en rythme. Ils s’insprient des mouvements qu’un nourisson fait naturellement. Ces mouvements sont responsables du socle de la posture, de la maturation du sens vestibulaire, du développement neural, du traitement sensoriel, des émotions et du comportement.

Les mouvements rythmiques proposés, lorsqu’ils sont pratiqués de manière précise et consciente, permettent une maturation efficace du système nerveux et des fonctions motrices. Ces mouvements peuvent être difficile au début puis au fur et à mesure des séances, deviennent de plus en plus facile jusqu’à permettre une intégration du réflexe archaïque associé.

Je propose aussi des pressions isométriques qui consistent en des pressions douces sur certaines parties du corps qui permettent de renforcer le réflexe. Ces pressions permettent de dénouer des schémas de stress et de tensions installés de longue date, d’améliorer la tonicité et le contrôle moteur.

Une séance dure entre une heure et une heure et demie.

 

Articles du blog en lien avec les réflexes archaïques:

Quels sont les signes ?

Un travail sur les réflexes primitifs concerne les bébés, les enfants mais aussi les adultes. Ci-dessous, une liste de signes indiquant que travailler sur les réflexes archaïques pourrait être bénéfique (liste établie par l’AFREM).

A noter qu’il n’y a pas besoin que tous les signes soient présents pour que le réflexe soit non-intégré. Il s’agit juste d’une indication pour savoir si un bilan pourrait être intéressant.

Signes cognitifs

  • Troubles « Dys » (dyslexie, dyspraxie, dysphasie, dysgraphie, etc.),
  • Manque d’attention,
  • Difficulté de concentration,
  • Difficultés de mémorisation,
  • Agitation, hyperactivité,
  • Difficultés d’apprentissage,
  • Difficulté d’organisation,
  • Retard de langage,
  • Tendance autistique,

 

Signes émotionnels

  • Anxiété,
  • peurs irrationnelles,
  • Anxiété de séparation,
  • Faible résistance au stress,
  • Fragilité émotionnelle,
  • Hypersensibilité,
  • Manque de confiance,
  • Faible estime de soi,
  • Agression,
  • Timidité,
  • Isolement,
  • Difficulté à se défendre

 

Signes physiques et moteurs

  • Retards moteurs (tourner, ramper, marcher, parler, sauter, etc.),
  • Difficultés de coordination et d’équilibre,
  • Faible tonus musculaire dans le haut / bas du corps,
  • Déficits posturaux,
  • Marche sur la pointe des pieds,
  • Difficulté à faire de la brasse,
  • Difficulté à faire du vélo,
  • Troubles « Dys » (dyslexie, dyspraxie, dysphasie, dysgraphie, etc.),
  • Hypersensibilité sensorielle (son, lumière, toucher, odeur),
  • Mal des transports,
  • Enurésie,

Signes plus spécifiques aux bébés

  • Difficulté à ramper
  • Ne se met pas à quatre pattes.
  • Se déplace sur «3 pattes».
  • Se déplace sur les fesses.
  • Difficulté à passer de la position ventrale à la position dorsale.
  • Ne tient pas sa tête.
  • Ne s’assied pas.
  • Difficulté à attraper.
  • Difficulté à s’alimenter.
  • Ne s’intéresse pas à ceux qui l’entourent.

 

Signes plus spécifiques aux enfants

  • N’aime pas l’activité physique,
  • Difficultés à faire des exercices de coordination simples,
  • Bosse et trébuche fréquemment,
  • Difficulté à nouer ses lacets et à fermer ses boutons,
  • Difficultés à apprendre à faire du vélo,
  • Marche sur la pointe des pieds,
  • A les semelles de ses chaussures inégalement usées,
  • S’allonge sur sa table,
  • Enroule ses jambes autour des pieds de sa chaise,
  • S’assied sur une jambe ou en W,
  • Déteste l’inattendu, les changements dans ses habitudes et les séparations,

Contact

Stéphanie Cherdel

  • Thérapeute complémentaire en kinésiologie. Agréée ASCA, RME et Visana.
  • Maître Praticienne certifiée en Hypnose Ericksonienne.
  • Accompagnatrice en intégration des réflexes archaïques.

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