Améliorez vos capacités motrices, cognitives et émotionnelles grâce aux réflexes archaïques

Selon l’AFREM (Association Française Réflexes et Mouvements), les réflexes archaïques ou primaires sont des mouvements automatiques, involontaires que l’on observe chez le nouveau-né en réaction à des stimuli sensoriels spécifiques. La plupart émergent in-utéro, maturent pendant la naissance et s’intègrent durant la première année de vie de l’enfant.

À la naissance les différentes parties du cerveau sont en place mais ne fonctionnent pas encore pleinement ensemble. Pour arriver à cette maturité, des connexions doivent être établies. Grâce à la répétition naturelle et spontanée de séquences de mouvements réflexes du corps, les fibres nerveuses vont pouvoir se développer et former un réseau de communication entre toutes les parties du système nerveux.

Cette activité motrice primaire de l’enfant est la source de son développement sensori-moteur et cérébral, qui à son tour, devient la fondation pour ses futurs mouvements intentionnels, son apprentissage et enfin son développement intellectuel et émotionnel.

Cette intégration progressive des réflexes primaires au schéma moteur, va contribuer à la myélinisation du réseau neural et développer les connexions vers les parties supérieures du cerveau.

Toutes ces étapes vont lui permettre d’accéder à un état de sécurité intérieure, d’améliorer considérablement sa résistance au stress et sa capacité d’adaptation. Sa confiance, sa capacité à prendre sa place et à faire des choix seront renforcés et ses interactions sur le plan social plus développées.

L’enfant accède ainsi à toutes ses ressources, lui permettant d’atteindre son plein potentiel d’apprentissage.

Les réflexes archaïques sont les bases fondamentales de la construction neurologique et sont indispensables au bon développement moteur, émotionnel et cognitif du nourrisson, de l’enfant et de l’adulte.

Cette évolution peut être entravée par le fait que certains réflexes ne se développent pas, ne s’intègrent pas complètement ou réapparaissent.

Dès la grossesse, pendant l’enfance et au cours de la vie, les « traumatismes » physiques ou émotionnels altèrent les chemins neurologiques qui assurent un développement harmonieux à l’enfant.

Parasité par des mouvements réflexes toujours actifs, des mécanismes de compensation se mettent en place et les troubles apparaissent : déficit posturaux, troubles d’apprentissage, difficultés comportementales et émotionnelles (voir ci-après une liste plus approfondie des troubles potentiels associés).

Les causes de ces perturbations sont diverses : grossesse non désirée, stress de la mère pendant la grossesse, accouchement provoqué et surmédicalisé, césarienne, forceps, cordon autour du cou, etc., mais aussi vie scolaire de l’enfant, vie personnelle, relationnelle, professionnelle de l’adulte, catastrophes naturelles, accidents et traumatismes physiques ou émotionnels, paralysie cérébrale, AVC, etc.

En quoi consiste une séance sur les réflexes archaïques?

Les séances que je propose  permettent de progressivement (re)construire les bases des réflexes archaïques grâce à un programme de mouvements spécifiques et de stimulations sensorielles (tactile, proprioceptive, vestibulaire, visuelle et auditive). Ce sont des techniques douces, non invasives et respectueuses de l’enfant et de l’adulte.

Lors d’une séance, je vais d’abord évaluer l’intégration d’une série de réflexes archaïques. Puis je vais proposer des mouvements rythmiques (passifs ou actifs) et des pressions isométriques adaptées en fonction du réflexe à travailler.

Les mouvements rythmiques sont des mouvements simples, réguliers, sans effort, coordonnés, fluides, en rythme. Ils s’insprient des mouvements qu’un nourisson fait naturellement. Ces mouvements sont responsables du socle de la posture, de la maturation du sens vestibulaire, du développement neural, du traitement sensoriel, des émotions et du comportement. 

Les mouvements rythmiques proposés, lorsqu’ils sont pratiqués de manière précise et consciente, permettent une maturation efficace du système nerveux et des fonctions motrices.

Ces mouvements peuvent être difficile au début puis au fur et à mesure des séances, deviennent de plus en plus facile jusqu’à permettre une intégration du réflexe archaïque associé. 

Je propose aussi des pressions isométriques qui consistent en des pressions douces sur certaines parties du corps qui permettent de renforcer le réflexe. Ces pressions permettent de dénouer des schémas de stress et de tensions installés de longue date, d’améliorer la tonicité et le contrôle moteur.

Une séance dure entre une heure et une heure et demie. 

Pour qui ?

Le travail sur les réflexes archaïques concerne aussi bien les bébés, enfants que les adultes. Ci-après une liste de signes indiquant qu’un travail sur les réflexes archaïques peut être bénéfique (liste établie par l’AFREM). 

Signes moteurs et physiques :

  • Retards moteur (se retourner, ramper, quatre pattes, marcher, parler, sauter, etc.).
  • Difficultés de coordination et d’équilibre. (enracinement, etc.)
  • Tonus musculaire faible dans le haut /bas du corps.
  • Déficits posturaux.
  • Marche sur la pointe des pieds.
  • Difficultés à nager la brasse.
  • Difficultés à faire du vélo.
  • Troubles « dys» (dyslexie, dyspraxie, dysphasie, dysgraphie, etc.).
  • Sensibilité sensorielle (son, lumière, toucher, odeur).
  • Mal des transports.
  • Énurésie.

Signes cognitifs :

  • Troubles « dys » (dyslexie, dyspraxie, dysphasie, dysgraphie, etc.).
  • Déficit d’attention.
  • Difficultés de concentration.
  • Difficultés de mémorisation.
  • Agitation, hyperactivité.
  • Difficultés d’apprentissage.
  • Difficulté à s’organiser.
  • Retard langagier.
  • Tendance autistique.

Signes emotionnels :

  • Anxiété, peurs irrationnelles.
  • Angoisse de séparation.
  • Faible résistance au stress.
  • Fragilité émotionnelle.
  • Hypersensibilité.
  • Manque de confiance.
  • Mauvaise estime de soi.
  • Agressivité.
  • Timidité.
  • Isolement.
  • Difficultés à se défendre.

Signes plus spécifique aux bébés :

  • Difficulté pour ramper, voire ne rampe pas.
  • Ne se met pas à 4 pattes.
  • Se déplace sur « 3 pattes ».
  • Se déplace sur les fesses.
  • Difficultés à passer de la position ventrale à la position dorsale.
  • Ne tient pas sa tête.
  • Ne s’assoit pas.
  • Difficultés à attraper.
  • Difficultés à s’alimenter.
  • N’entre pas en relation avec son entourage.

Signes plus spécifiques aux enfants :

  • N’aime pas les activités physiques.
  • Rencontre des difficultés pour faire des exercices simples de coordination (sauter à la corde).
  • Se cogne un peu partout, trébuche fréquemment.
  • A mis longtemps avant de savoir nouer ses lacets, mettre ses boutons.
  • A eu beaucoup de difficultés pour apprendre à faire du vélo.
  • Marche sur la pointe des pieds.
  • A les semelles de ses chaussures inégalement usées.
  • N’arrive pas à se tenir assis sans être “couché” sur la table.
  • Enroule ses jambes autour des pieds de sa chaise.
  • S’assoit sur une jambe ou en W.
  • Tient son crayon très serré et écrit de manière très appuyée.
  • A une écriture très irrégulière.
  • N’aime pas écrire.
  • Mémorise avec difficulté.
  • N’aime pas lire.
  • Rencontre des difficultés pour s’exprimer.
  • Énurésie.
  • A des difficultés à se concentrer, à rester attentif.
  • A besoin de bouger tout le temps.
  • Rencontre des difficultés pour s’organiser.
  • Se comporte de façon impulsive.
  • Se montre hypersensible sur le plan émotionnel.
  • Déteste les imprévus ou les changements dans ses habitudes.
  • Supporte mal les séparations.
  • Semble anxieux, a des difficultés pour s’endormir.
  • Manifeste un comportement agressif.
  • N’a pas confiance en lui.
  • Se montre très timide.
  • Est en prise avec une phobie.
  • Difficultés à communiquer avec son entourage.